Decor peint de patines, fausses moulures et ornementations

Dans le hall d’un chateau du centre de la France, de style Palladien, l’atelier de peinture décorative a réalisé le décor d’un ensemble de patines agrémenté de fausses moulures en trompe l’oeil et d’ornementations Renaissance.

Patine faux marbre dans le salon d’un hôtel du XVIIIème siècle

Sur les murs du salon d’un hôtel parisien du XVIII ème siècle : Décor original de patine faux marbre de ton gris parme veiné d’ocre.

Le décor est conçu pour rendre une atmosphère légère, en équilibre entre tradition et modernité tout en respectant les tons des voilages et mobiliers.
Avec la collaboration de M. JP Jury, peintre en décors.

Les faux marbres de Pierre Lefumat à l’église St Roch

HOMMAGE A PIERRE LEFUMAT :

Connaissez-vous l’église Saint-Roch ? C’est pourtant l’une des plus vastes de Paris.

Bien  qu’insérée au 284 rue Saint Honoré 75001, elle mesure 125 mètres de long, soit cinq mètres de moins que la cathédrale Notre-Dame!
Et pourtant, elle est connue comme la paroisse des artistes, car nombreux sont ceux qui y ont été enterrés ou dont les obsèques y  ont été célébrées, mais aussi pour la riche collection d’œuvres d’art qui y est conservée.
Commanditée par Louis XIV, conçue et réalisée par les grands architectes du XVIIe et XVIIIe siècle (Jacques Lemercier, Jules Hardouin-Mansart, Robert de Cotte, Louis-Etienne Boullée), puis profondément remaniée au XIXe siècle, l’église rassemble aujourd’hui un important patrimoine d’œuvres des XVIIème et XVIIIème siècles.
Ses chapelles successives offrent de superbes décors de marbres vrais et faux, certainement restaurés à de multiples reprises. S’ils ne peuvent être comparés aux spectaculaires églises Italiennes, ils n’en valent pas moins l’étude, car c’est un magnifique exemple de composition savamment orchestrée.
Mais ce pourquoi j’engage les amateurs et les peintres décorateurs, c’est qu’on peut y admirer les premiers faux marbres que Pierre Lefumat y a réalisé seul en sa jeunesse.

Pour l’imitation des marbres, Pierre fut à un niveau pictural exceptionnel; pas seulement par la technique, mais surtout aussi par l’inspiration dans l’interprétation et la composition; comme on pourrait le dire d’un musicien.

Je voulais dire au sujet des marbres de Pierre qu’on y voit bien plus qu’une imitation délicatement et esthétiquement réussie, aux couleurs harmonieuses, à la construction d’un parfait équilibre, douce et vigoureuse à la fois, très osée, mais sans ostentation, simplement parce qu’il peut se permettre toutes les audaces, et retomber comme un chat sur ses quatre pattes. On y voit qu’il se joue avec aisance des difficultés, bien sûr, mais on sent aussi qu’il nous invite et qu’il nous accueille, avec générosité et simplicité dans un monde, qu’il nous y emmène à voir avec lui et nous raconte son dialogue géologique (conversation avec la matière), l’histoire du temps qui a construit patiemment une merveille unique.

C’était la démarche de la recherche qui l’intéressait et non la démonstration d’une prouesse technique. Sa peinture est introspective et jamais tape à l’œil; c’est ce qui fait sa profondeur, son charme et sa saveur.

Et,  s’il était content de sa peinture -ce qu’il n’était pas facilement-  il l’a offert.  Car Pierre Lefumat a partagé ses oeuvres généreusement, avec tous ceux qu’il a estimé, pour l’amour de son métier.

Son attitude face au métier me confirme la  conviction que ce qui fait la qualité du décor est dans le don de soi (càd qui ne « s’impose » pas à autrui). Et la spécificité de notre  métier, d’être à l’écoute (sentir, comprendre la demande du commanditaire) et de savoir faire plaisir (surprendre, toucher, intéresser, et même émouvoir).

Ceci afin que le décor peint en trompe l’œil crée une illusion plaisante et savoureuse, et valorise par l’élégance de son concept et de son harmonie, le lieu pour lequel il est destiné.

Si vous visitez l’Eglise St Roch, source d’inspiration et de sérénité, saluez bien Pierre Lefumat.

Joelle Godefroid,   mai 2011.

Décors de faux marbres.

Un décor de faux marbres agrémenté d’une frise en patine dans une salle de bains de l’ile St Louis à Paris.

Joëlle Godefroid travaillant une imitation de Sarrancolin, donné comme le roi des marbres, très présent au château de Versailles.

Pour finir, une vue de notre atelier pour les journées portes ouvertes des métiers d’Art de la ville de Paris ou vous pouvez observer diverses imitations de marbres, des panneaux de faux bois , des ornementations, patines ….

Voici aussi un lien vers une réalisation de pierre très simple, mais  en adéquation avec le  décor très contemporain de notre architecte :

Chantier école de l’Ecole d’Art Mural de Versailles: trompes l’oeil poetiques et culturels dans la ville

Dans le cadre de la convention de partenariat signée  entre la mairie de Versailles et  l’ Ecole d’Art Mural de Versailles pour de la réalisation de trompe l’oeil sur le mobilier urbain,c’est sur  la conception et  sous la direction de  Lisa Staniforth- Gourdon que Christophe Rage,Joëlle Godefroid et Bernard Barbier  ont encadré les élèves durant la réalisation des travaux.

Les trompe l’oeil ont vraiment remporté un vif succès dans la ville. France 3, en cliquant ici, mais aussi divers journaux s’en sont fait l’écho :

- Toutes les Nouvelles n°3257 : Des trompe-l’oeil pour embellir Versailles, cliquant ici

- Figaro Magazine, A Versailles, l’art fait illusion, en cliquant ici

- Parisien Libéré, Des trompe-l’oeil pour masquer le mobilier urbain, en cliquant ici


Librairie du camée, sur et pour les métiers d’arts

La librairie du Camée,

70 rue St André des Arts, 75006 Paris.

www.librairieducamee.com

Voici LA librairie sur les Arts et Métiers des Arts Décoratifs, Livres d’hier et Livres d’aujourd’hui.

Permettez moi de vous présenter une librairie, qui, non contente d’être sise dans un quartier délicieusement pittoresque, est aussi charmante qu’accueillante. Quoique minuscule, elle recèle de véritables trésors de livres anciens et nouveaux. Je l’ai découverte, je l’avoue par hasard, non sans surprise. La libraire, Françoise Cogan,  telle celle de feue la très regrettée « librairie de l’ameublement » (75009), passionnée, connaissant tout sur tout, est de précieux conseils.

Aujourd’hui, bien sûr, nous pouvons acheter les livres ou chercher notre documentation sur internet, nous pouvons aussi consulter des documents anciens en bibliothèque. N’oublions pas ces lieux privilégiés où nous pouvons avoir une aide bienvenue et compétente pour nos recherches,  mais aussi des documents, des livres rares ou anciens.

Les libraires se sont battus ces dernières décennies, participant à faire connaitre et respecter nos métiers, à nous informer et nous inspirer. Il sont nos compagnons et nos muses de toujours. Nous leur devons beaucoup.

Les temps changent, mais restons solidaires!

Le métier de Peintre en décors (historique)

Atelier de Raphaël, Logetta au Vatican, RomePar Joelle Godefroid, Professeur à l’Ecole d’Art Mural de Versailles.

A quand remonte la peinture décorative et le métier de Peintre en décors?
Sur ce sujet, les théories les plus diverses peuvent être lues. Cependant, je n’ai encore pu découvrir aucun historien des styles sur qui s’appuyer.

Il ne faut pas  prendre toutes les peintures murales pour des peintures à but décoratif. Aussi magnifiques soient-elles à nos yeux, la fonction des peintures propitiatoires des grottes de la préhistoire, telle Lascaux,  ou celles,  à caractère sacré* des tombeaux égyptiens, temples incas ou églises, n’a  qu’un très lointain rapport avec la seule finalité d’ornement et d’agrément du trompe l’œil et de la mise en valeur d’un intérieur.

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Visite au Musée du papier peint Zuber, à Rixheim

Suivant un conseil judicieux, j’ai organisé le voyage estival en fonction de la visite du musée du papier peint ZUBER, www.museepapierpeint.org de l’entreprise née au XVIIIe siècle, et encore en activité aujourd’hui. Mulhouse n’est pas à la porte; l’occasion ne nait pas par hasard, elle se force!

Pour un peintre en décor, c’est une véritable leçon que de contempler de telles œuvres,  ses ornements  et panoramiques.

J’ai évidement beaucoup étudié les livres admirables et les papiers peints que l’on peut voir dans les musées parisiens, ou chez des particuliers, mais vraiment, rien ne vaut la représentation exhaustive que permet une visite sur place. Rien ne vaut de voir de près, l’un après l’autre, grandeur nature et superbement présentés, toutes ses œuvres véritablement renversantes.  Car cette émotion réchauffe notre passion et notre amour de l’art, tandis que cette exaltante étude ne peut qu’inspirer notre fertilité.

On peut aussi appréhender quels trésors d’ingéniosité technique, de génie créatif, de virtuosité artistique, mais aussi de dynamisme commercial ont permis à cette entreprise encore mondialement connue, distançant des concurrents pourtant merveilleusement habiles, de perdurer jusqu’à nos jours. J’estime comme un privilège inouï que d’avoir la chance encore aujourd’hui, de pouvoir admirer un témoignage d’un savoir faire exceptionnel, héritage du grand siècle français, un des chefs d’œuvres de nos métiers d’art (il fut d’ailleurs comblé de prix). Ces métiers d’art qui furent notre gloire, mais qui,  délaissés, s’éteignent peu à peu.

Je ne saurais trop vous encourager à faire le déplacement. Ce musée d’un autre âge, pourtant d’un charme idyllique, ne semble pas attirer les foules. En ces temps incertains pour les entreprises, je ne peux m’empêcher de craindre de son devenir.  Ah! S’il était seulement exposé quelques uns de ses panoramiques à Paris, il y aurait foule pour s’y précipiter, à n’en pas douter.

J.G

Savoir maîtriser son stress dans l’exercice du métier de peintre décorateur

A l’intention de mes stagiaires. par  J.G

. Apprivoiser le trac.

Pour ceux qui choisissent d’apprendre ce métier, les débuts en cours sont généralement un grand bouleversement. Chacun, poussé par une motivation très forte,  investi beaucoup de soi-même, aussi la pression est-elle extrême, d’une part; de l’autre, les difficultés techniques prennent souvent de court, car elles sont insoupçonnées auparavant.

Comme pour tout métier d’art la création exige d’aimer prendre des risques, et de gérer la peur afin qu’elle ne soit pas inhibitrice. Il faut non seulement accepter que le stress, le doute, la peur, voire jusqu’à des moments de détresse aigüe, sont des « passages obligés » qu’il faut apprendre à vivre et à surmonter au quotidien; mais même, il faut s’y habituer et apprendre à l’apprécier.  Car le trac est nécessaire, et même  fertile. C’est aussi le prix à payer pour les grandes joies et satisfactions que procure notre  métier passionnant.

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Le métier de Peintre en Décors (techniques)

Il m’est souvent demandé quelles sont les principales compétences, aptitudes et connaissances mobilisées dans l’exercice de notre métier, aussi en ai-je fait cette présentation sommaire :

Aussi appelé « Peintre Décorateur », il est souvent confondu avec le métier de décorateur (conception des projets, organisation et suivi de chantier), ou encore celui de restaurateur ( qui a l’exclusivité -et les compétences indispensables- des  interventions dans la préservation des œuvres du patrimoine classé, ainsi que les tableaux). Bien sûr, les frontières sont quelquefois traversées, le talent  ou l’ambition aidant.

Le métier lui même est subdivisé, me semble-t-il, en 3 spécialités distinctes qui requièrent  des compétences différentes et donc à l’évidence des formations différentes : décors intérieurs, décors de théâtre-opéra-cinéma-télévision-publicité, et décors évènementiels (salons-vitrines-expositions…etc). Ainsi, ceux et celles qui désirent se diriger vers le théâtre seraient avisés de chercher plutôt une école spécialisée, car notre enseignement (décors intérieurs) n’y prépare pas du tout. Et je suis bien placée pour le dire, ayant passé les 20 premières années de ma vie dans les théâtres (spécialité de ma mère), et y ayant travaillé aussi pas mal de temps.

Il est étrange que ce métier, qui fait tant rêver, soit en même temps si mal connu.  Aussi vais-je le résumer en quelques mots :

Concevoir et Réaliser un Décor Peint

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Trompe l’oeil de faux marbres, faux bois et patines

Pour  le décor de cet appartement de Monaco, l’atelier de peinture décorative a imaginé un ensemble de patines dans la gamme rouge et or. Le faux marbre des colonnes est bien évidemment un « Rouge Languedoc » et le faux bois de la chambre un rouge acajou.
Le fil conducteur et le lien d’une pièce à l’autre sont les filets dorés réhaussant le décor

Faux marbres de cheminées

Pour la décoration de cette cheminée nous avons appareillé deux faux marbres auxquels nous avons assorti les tons des filets et les patines de la corniche.

Pour les deuxièmes et troisièmes photos, une imitation de marbre rouge royal a été choisie  pour remettre au goût du jour cette cheminée dont le marbre s’était terni au cours du temps. Les plinthes sont également en faux marbre harmonisé aux tons de la moquette.