PATINE : décor peint dans une salle à manger parisienne, composition douce et classique  s’harmonisant au mobilier et tableaux.

Sur les murs une patine nuagée ocre rosé, sur les pilastres et les soubassements, une patine de ton pierre, sur les portes, une patine spaltée, avec filets verts sur les moulures. Les plinthes sont en faux marbre vert.

Le style classique chic :

Chaleureux et authentique, le style classique chic confère aux intérieurs une atmosphère élégante et raffinée. Loin d’être désuet, il s’inscrit comme un intemporel de la décoration, qui traverse les époques sans prendre une ride.

Côté mobilier, la décoration classique chic fait la part belle aux matériaux nobles comme le bois, le métal ou encore le marbre. Des détails travaillés, un effet patiné, des poignées sculptées… Les meubles deviennent incontournables pour sublimer les objets et apporter charme et élégance à sa décoration d’intérieure.

Inutile cependant de trop en faire… Il suffit de miser sur une ou deux pièces maîtresses pour apporter la touche authentique si chère à la déco shabby chic.

Le choix de matières et textiles nobles et élégantes joue un grand rôle dans l’ambiance de la décoration intérieure; il est d’ailleurs conseillé de jouer avec les matières et les textures en les associant pour apporter encore plus de cachet à votre maison ou votre appartement.

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La patine

Le mot patine, de l’italien patina, s’appliquait à l’origine à la coloration, souvent verte, des bronzes antiques. Son sens s’est étendu aux traitements de surface chimiques ou par application de vernis, et aux autres métaux.

La patine des métaux résulte d’une interaction chimique entre la surface et l’extérieur. On peut distinguer les patines selon leur effet sur l’apparence de l’objet. Des traitements appelés patines intentionnelles sont destinées à privilégier un vieillissement qui préserve la beauté de l’objet.
Le vert-de-gris est une des patines du bronze les plus connues ; c’est la couleur verte qui se voit souvent sur les statues.
Le bronze est un métal qui est souvent patiné (dans le domaine de l’art) : le patineur chauffe au moyen d’un chalumeau la surface du bronze tout en appliquant (par un pinceau en tamponnant) à chaud des oxydes métalliques (sel de cuivre, fer, potasse, chrome, nitrates). La succession de couches d’oxydes acides attaque la pièce (une éponge à l’eau permet d’en enlever les excès), obtenant ainsi des effets de transparence et des couleurs traditionnelles (vert, brun) ou modernes (bleu, noir, rouge – acajou, ocre).
Il est difficile de connaître la couleur originale de beaucoup de bronzes antiques vu l’état de corrosion dans lequel ils se trouvent. Des études tendent à prouver que des patines étaient recherchées par les bronziers antiques par modification des alliages.
La teinte générale de l’alliage de base des statues et de la vaisselle recherchée par le bronzier était proche de celle de l’or.

Les bronzes la plupart du temps se patinaient naturellement en vert-de-gris à moins – comme le relate Pline – qu’on ne les enduise d’huile, de bitume ou de poix, solution provisoire qui devait être renouvelée régulièrement par nettoyage – enduisage. Il n’est pas exclu que certains bronziers ont dès lors opté pour une patine sombre obtenue à partir d’un alliage incorporant or ou argent. Une patine noire – appelée « cuivre noir » ou « bronze noir » – a été relevée sur plusieurs bronzes incorporant cuivre, or et argent. Le très célèbre bronze de Corinthe était probablement de cette patine, réputée inaltérable. (Cette patine est recherchée d’une manière semblable dans le Shakudō)

Peinture

La patine de la peinture se manifeste par un assombrissement et un jaunissement général. Elle est le résultat du vieillissement des vernis et du liant de la peinture, qui jaunissent par oxydation, et du dépôt de graisses et de poussières qui s’accumulent dans les creux. Les artistes, notamment du milieu du XIXe siècle, ont souvent recherché l’aspect patiné pour donner un aspect ancien à un tableau. Dans ce cas, on l’obtient avec des vernis résineux jaunissants ; on utilise aussi des glacis de teintes chaude rompues sur les fonds froids, et réciproquement. On peut aussi patiner avec le pistolet à peinture ou l’aérographe5.

Du point de vue de la conservation des œuvres, la patine est l’ensemble des effets normaux du passage du temps, concernant toutes les parties de l’ouvrage y compris le support. Elle comprend les craquelures, le léger fléchissement des bois, et toutes les transformations qui ne constituent pas des dégradations1. Le respect de la patine fait la différence entre une restauration, qui vise à remédier aux dégradations que l’œuvre a pu subir, et une rénovation, qui privilégie la valeur artistique de l’œuvre par rapport à sa valeur d’ancienneté6. Cette nuance délicate a fait l’objet de nombreuses discussions entre professionnels.

Ameublement

Les antiquaires amenés à nettoyer et réparer les meubles anciens veillent à en conserver ou à recréer la patine sur les parties nouvelles. Les faussaires y attachent encore plus d’intérêt. Les mêmes procédés peuvent s’appliquer, sans intention de tromperie, à des répliques ou à du mobilier neuf.
La patine à la chaux est une technique de peinture à la chaux sur bois.

Décoration

Les décorateurs de théâtre et de cinéma appliquent aux objets une patine artificielle afin d’éviter que l’action semble se dérouler dans des locaux et avec des objets absolument neufs, ce qui pourrait porter préjudice à la crédibilité du récit.*

*Wikipédia