Dans un appartement parisien, restauration d’un meuble écritoire peint  :

nous nous sommes attachés à réaliser une restauration respectueuse du style et de l’aspect ancien de ce meuble écritoire peint, meuble qui était en bien mauvais état.

Photos avant et après intervention

Ce meuble de caractère traditionnel provincial très décoratif, est couvert de motifs d’ornements végétal, floral, oiseaux et putti sur papiers collés sur des fonds patinés de tons vert d’eau et rouges fanés.

Description d’un meuble écritoire : 
L’écritoire ou bureau-écritoire est une sorte de bureau à pente étroit. Sur son haut piétement repose une surface inclinée pour écrire qui s’ouvre pour faire apparaître un rangement.

Définition et historique de l’écritoire :
mots anciens : calemart, escriptouère

L’ écritoire est un meuble à hauteur d’appui présentant un plateau incliné pour faciliter l’écriture. Sous ce plateau est rangé le nécessaire à écrire comme l’encre et les plumes. Le piétement de l’écritoire est généralement composé de quatre montants droits, parfois munis d’une étagère et d’un tiroir en ceinture. Ce meuble fut très utilisé au moyen-age par les moines copistes pour dessiner les enluminures, transcrire ou dupliquer les manuscrits anciens. Certaines versions d’écritoire portatifs ne comportent plus de piétements.
La table à écrire debout avec son haut plateau incliné est également une sorte d’écritoire.

On appelle aussi écritoire l’ustensile de bureau recueillant les plumes à écrire et l’encre de chine nécessaires à la rédaction de missives et de mots doux entre amoureux. Il se compose généralement d’un long casier recevant les ustensiles flanqué de deux récipients pour les encres. Les plus beaux du XVIIIe siècle sont réalisés en argent, en céramique, en laque de Chine ou en vernis Martin.

L’écritoire et son histoire :
Les égyptiens de l’antiquité avaient pour écritoires des sortes de palettes percées de trous aux destinations diverses. Dans les uns, on mettait les roseaux taillés pour écrire et dans les autres l’encre rouge ou noire délayée à l’eau. Certains encriers prennent même une forme de hérisson ou de grenouille.
Les Latins, indépendamment des tablettes enduites de cire et du stylus, se sont servis du roseau pour écrire (calamus, arundo) et de l’encrier. Un écritoire de cette époque est formé de deux cylindres attachés l’un à l’autre par le côté et sur l’orifice desquels se rabat, à charnières, un double couvercle.
L’encrier s’appelait atramentarium en latin et mélandoché en grec.
Au début du moyen âge, l’écritoire est un cornet formé d’une corne d’animal que l’on tenait à la main pendant l’écriture. Cette corne faisait partie d’une trousse portée à la ceinture.
Durant la XVe et XVIe siècle, les écritoires sont en métal, en plomb, richement ornés de rinceaux, de fleurs de lys, d’écussons, etc.
Les faïenceries de Rouen ou d’Épernay ont produit de beaux écritoires de bureau en céramique. La verrerie de Venise a fait des encriers de multiples couleurs.
Les écritoires de bureau du XVIIe siècle dessinés par Boulle et Bérain sont des encriers de bronze aux proportions volumineuses et un peu lourdes.