Réalisation de faux marbre sur objets d’art

Il m’est aussi quelquefois donné de réaliser des commandes particulières pour des collectionneurs avertis et passionnés, ou des artistes contemporains.

D’un côté, une restitution d’un décor ancien, pour une lampe à huile fabriquée par M. Carcel lui-même en 1801, une pièce de musée rarissime imitation de marbre portor doré graphique sur fond Vert Empire, filets dorés et reprise à l’identique des lettrages.

De l’autre, un prototype miniature en faux marbre pour une série de sculptures jouant sur les métamorphoses de matières, une œuvre conceptuelle pour une artiste contemporaine inspirée et élégante.

Au delà de la qualité technique, une intelligence esthétique.
La taille n’y change rien, à chaque commande son exigence :
il s’agit chaque fois de bien cerner le style et l’esprit voulu afin de
faire un choix judicieux et ajuster le rendu à la destination du décor.

La lampe Carcel (Wikipédia)

Guillaume Carcel met au point en 1800 sa lampe à huile (de colza, par exemple) comportant une pompe aspirante-refoulante actionnée par un moteur d’horlogerie, qui assure l’alimentation constante de la mèche. Le réservoir n’est plus latéral : il est maintenant sous le brûleur. Cette lampe, sur pied, a un brûleur à mèche cylindrique et un porte-verre mobile pour régler la flamme. Le verre-cheminée est à étranglement au niveau de la flamme.

La lampe Carcel, réputée coûteuse et fragile, était réservée à une clientèle fortunée.

Sa veuve et son gendre M. Zier, tenaient toujours en 1821, les ateliers et la boutique du 8 rue de l’Arbre-Sec à Paris. L’artiste-peintre Delphine Alexandrine Zier (1817-1904), élève de Louis Hersent et Louise Adélaïde Desnos, qui expose des tableaux au Salon de 1853 à 1872, est sa petite-fille.

Une ancienne unité de mesure

Le carcel est une ancienne unité de mesure d’intensité lumineuse : 1 carcel = 9,8 candelas