RESTAURATION d’un trompe l’œil sur toile de superbes papiers peints du 18ème siècle

RESTAURATION d’un trompe l’œil sur toile de superbes papiers peints du 18ème siècle

restauration d’un trompe l’œil

 En raison de déménagements successifs, nous avons effectué par deux fois la dépose et repose, non sans les retoucher à de multiples endroits de ces mêmes toiles peintes, de superbes imitations de papier peints célèbres du XVIIIe siècle : forêt exotique sur ciel dégradé.

Ces belles toiles avaient malheureusement subi un dégât des eaux, et ont été de plus, déchirées et perforées par endroit.

Le trompe-l’œil est un genre pictural destiné à jouer sur la confusion de la perception du spectateur qui, sachant qu’il est devant un tableau, une surface plane peinte, est malgré tout, trompé sur les moyens d’obtenir cette illusion. Une des premières entreprises de la peinture d’art étant de figurer d’abord sur des murs, puis des toiles, des images de notre environnement, cette figuration a mené à des lois de perspective et développé une technicité picturale qui reste une des grandes directions de l’art. Jeu de séduction et de confusion du spectateur, le trompe-l’œil a porté très évidemment son choix plus volontiers vers des sujets inanimés ou statiques. Le domaine du trompe-l’œil ne se limite pas au tableau ; lorsqu’il en dépasse le cadre, il envahit le mur tout entier et devient une peinture murale. L’architecture y est alors figurée selon les lois de la perspective pour le spectateur ; elle peut aussi, dans une illusion saisissante, être un vrai trompe-l’œil architectural.La restauration de décors peints en trompe l’œil est une des spécialités de notre atelier. Malgré tout, ne confondons pas tromperie efficace et représentation picturale très réaliste : un objet qui sort du cadre et peint sur le bord du tableau est souvent un trompe-l’œil destiné à montrer que le reste du tableau n’en est pas un (voir les écrits de Daniel Arasse : Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture, 1992), une vue en perspective dans un cadre est une représentation, une perspective peinte dans le décor même pour en prolonger la réalité, un trompe-l’œil, comme les moulures et fenêtres décorant les façades italiennes de la Ligurie.

L’expression française « trompe-l’œil » est utilisée dans toutes les langues, sauf l’espagnol (trampantojo).

La restauration de décors peints en trompe l’œil est une des spécialités de notre atelier.

DÉCOR PEINT dans le vestibule d’un château classé

DÉCOR PEINT dans le vestibule d’un château classé

Création et réalisation d’un décor sobre imitation marbre et patines dans le vestibule de réception d’un château classé du XVIIe siècle :

Dans ce château classé (monuments historiques), nous avons créé un décor qui architecture l’espace dans un style classique, tout en respectant la couleur des murs dont le ton a été retrouvé par des recherches et habilité par l’architecte des monuments de France.

Réalisation, sur le ton jaune paille des murs, d’un ton blanc cassé sur les moulures avec patine pastillée,
accompagné de faux marbre sur les plinthes et d’effet « canon de fusil » sur les ferrures. La restauration  du décor peint de la niche a été nécessaire, suite à la pose du poêle en faïence.

Le château étant ouvert à la visite, et accueillant des cérémonies de mariage, l’embellissement des pièces de réception tient aux cœurs des propriétaires.

Le faux marbre

Le marbre étant rare et cher, on emploie parfois des matériaux ou des procédés de substitution visant à en imiter les qualités décoratives, pour un moindre coût de matière première.

Parmi les matériaux de substitution, le stuc est employé depuis l’antiquité. Par exemple, le stuc « marmorino » connu depuis l’époque romaine, dont l’usage s’est développé à la Renaissance, particulièrement dans les villas de Palladio en Vénétie (d’où ses autres noms de stuc ou enduit vénitien, ou encore enduit palladien) et qui est toujours apprécié de nos jours dans des réalisations de luxe.

Comme procédé de substitution, celui consistant à peindre en trompe-l’œil sur un enduit les veinages du marbre pour en imiter l’aspect est lui aussi utilisé, là aussi généralement pour des réalisations de haut de gamme. Car si cette technique permet également d’économiser le coût du marbre, ce qui rend cette substitution rentable, le coût de main-d’œuvre est conséquent, et d’autant plus élevé que la réalisation est soignée, ce qui nécessite des professionnels qualifiés maîtrisant cette technique et employés un nombre important d’heures. On peut distinguer deux techniques, l’une dite « à l’italienne » qui propose une imitation du marbre en général, et l’autre dite « à la française » qui copie un type de pierre en particulier.

RESTAURATION DE TROMPE L’ŒIL d’inspiration orientale

RESTAURATION DE TROMPE L’ŒIL d’inspiration orientale

Restauration d’un panoramique dégradé par un dégât des eaux, dans un appartement parisien

Trompe l’œil d’inspiration orientale à motif de moucharabieh, avec paysage de Sahara méditerranéen en arrière plan.

Différence entre claustra et moucharabieh: un peu d’histoire

Le moucharabieh est l’archétype de la culture et de l’architecture orientale traditionnelle  : ce mot d’origine arabe se rapproche de la définition du verbe “boire”, parce que la première fonction du moucharabieh était d’abriter des cruches poreuses qui récoltaient de l’eau fraîche par évaporation. C’est également à l’ombre de celui-ci que l’on buvait le temps d’une pause. Ses motifs représentent le plus souvent des constellations -étoiles, soleil- en compositions géométriques ou concentriques, aux dessins symétriques harmonieux.

Le terme  de claustra est quant à lui plus générique et traverse l’histoire de l’architecture de toutes cultures. Il désigne tout type de parois ajourées  de motifs variés à l’infini : remplage de fenêtre, transenne, paravent japonais, moucharabieh. Très en vogue aujourd’hui, le claustra est employé en architecture comme en décoration, pour les cloisons séparatrices d’espaces, cache-radiateur, porte de placard, fenêtre intégrée ou paravents.

Trompe l’œil : Conception et réalisations

Le trompe l’œil est un art de l’illusion fascinant, dont les peintres décorateurs perpétuent la tradition.

Au gré des commandes, nous sommes appelés à réaliser une grande variétés de décors en trompe l’œil, qu’ils soient dans le cadre d’un projet global ou d’un projet unique, qu’ils soient peints directement sur mur, sur huisseries, sur mobilier ou sur toiles à maroufler.
Par ailleurs, il nous est souvent demandé de restaurer des décors anciens, par restitution partielles et retouches. La restauration de trompe l’oeil est une des spécialités de l’Atelier de Peinture Décorative.

DÉCOR MURAL : Plan du labyrinthe de Versailles

DÉCOR MURAL : Plan du labyrinthe de Versailles

Décor mural en trompe l’œil du plan du Labyrinthe

Les patines, dessins, lettrages, et moulures ornementées ornant ce plan copié de l’original, qui s’inscrit dans le très beau trompe l’ œil en panoramique, projet de décor mural créé et peint par Christophe Rage sur un mur extérieur de la ville de Versailles, sur le thème du Labyrinthe de Louis XIV, labyrinthe végétal à 39 bassins, avec jeux d’eaux et sculptures des animaux illustrant les fables de La Fontaine.

Ce décor  en trompe l’œil est une commande de la mairie de Versailles, en souvenir d’un labyrinthe qui fut détruit sous Louis XVI pour y installer le ‘Bosquet de la Reine’.

 

Le labyrinthe disparu
Une promenade fabuleuse

(extrait)

Le bosquet du Labyrinthe, construit par André Le Nôtre sur ordre de Louis XIV, est d’abord un bosquet purement végétal. De nombreuses fontaines sont ajoutées dès 1673, contant les fables d’Ésope. Le bosquet est finalement détruit sous le règne de Louis XVI, pour laisser place au bosquet de la Reine. Aujourd’hui encore le souvenir de ce labyrinthe persiste comme étant l’un des plus myhtiques endroits disparus de Versailles, en raison notamment des nombreuses sculptures en plomb animées de jets d’eau et représentant des animaux. 

RESTAURATION d’un décor peint sur le plateau d’une console Néoclassique

RESTAURATION d’un décor peint sur le plateau d’une console Néoclassique

Restauration d’un décor peint antique sur le plateau d’une console Néoclassique

Sur le plateau en plâtre de cette belle console Néoclassique, restauration respectueuse des motifs sur les nombreuses cassures – dues à une manipulation malheureuse – ayant endommagé le décor peint de tons anthracite et ocre rouge : Sur une patines blanc cassée, une grande frise en pourtour et au centre, trois personnages dans un cadre avec double filets.

Sur le décor peint antique…

La peinture romaine est l’une des écoles picturales qui ont le mieux échappé à la perte généralisée de la peinture antique. Les Romains ont assimilé en grande partie la peinture de la Grèce antique en imitant les modèles et les techniques et en créant d’innombrables copies dont certaines nous permettent d’approcher la compréhension des originaux.

La connaissance de la peinture romaine est essentiellement due aux conditions uniques de préservation des cités vésuviennes de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis, où ont été retrouvées de nombreuses peintures, principalement des fresques murales. Les peintures pompéiennes sont datées entre le IIe siècle av. J.-C. et la date de l’éruption en 79.

Un autre grand réservoir de peinture romaine est constitué par les portraits sur bois des momies du Fayoum en Égypte, datés entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et la moitié du IIIe siècle.

Mais Rome elle-même a conservé quelques spécimens remarquables de peintures, souvent semblables aux réalisations pompéiennes mais d’une époque antérieure, confirmant par là l’élaboration des modèles dans la capitale avant leur propagation dans les provinces.

En savoir plus sur la restauration de décors néoclassiques se notre atelier dans l’article «Restauration de décors peints néoclassiques et néogothiques».

La restauration de meuble peint ancien est une des spécialités de notre atelier.

RESTAURATION de  décors endommagés dans un appartement parisien

RESTAURATION de décors endommagés dans un appartement parisien

Restauration de décors endommagés
sur toutes les portes, plinthes et corniches de l’entrée, du salon et du bureau d’un bel appartement parisien

Il est en effet possible de réparer ou restituer de façon très discrète, sinon invisible, des peintures datant des années 1980, endommagées par des fissures, des chocs et des éclats, et/ou ayant subi des dégât des eaux.

La décoration intérieure dans les années 1980 :

d’après le Journal de la maison

Les décors des années 80 sont show off : est recherché ce qui est rare, et cher. La tendance est au retour des séries limitées et des matériaux onéreux. Les décors intérieurs, mis en scène pour l’apparat, requièrent des compétences des artisans de qualité dans tous les domaines.

Les designers et les décorateurs d’intérieurs sont considérés comme des stars et réalisent des décors de restaurants, de brasseries très en vogue, mais aussi des décors intérieurs reconnaissables comme leurs marque de fabrique. Ils rassemblent autour d’eux des équipes d’artisans extrêmement compétents et soudés, qui enchainent les chantiers les uns après les autres.

C’est aussi l’époque des grandes entreprises françaises de décor tout corps d’état, célèbres pour leur savoir faire, et capables de prendre en main l’ensemble du chantier.

Ce type de restauration de décors de boiseries est une des spécialités de l’Atelier De Peinture Décorative.